L’équipe du projet Union européenne effectue sa première visite de terrain

Goma, le 20 juin 2016 (caritasgoma.org) – Expliquer le contenu du projet « Sécurisation des terres », financé par l’Union européenne (UE), et solliciter l’implication des autorités locales et religieuses a été au centre de cette descente sur quatre sites. 

Construit depuis l’époque coloniale, le bâtiment de la Division des Titres Immobiliers du Territoire de Kalehe (Paroisse de Bobandana) n’a jamais été réhabilité

Construit depuis l’époque coloniale, le bâtiment de la Division des Titres Immobiliers du Territoire de Kalehe (Paroisse de Bobandana) n’a jamais été réhabilité

Cette toute première visite sur le terrain depuis le début du projet en avril dernier a permis à l’équipe de Caritas Goma de s’imprégner des réalités locales. Repartie en trois groupes pour visiter les paroisses de Nyakariba, de Walikale et de Masisi, l’équipe a expliqué le contenu du projet et demandé l’implication des autorités.

En fait, dans le cadre de la pacification de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Caritas Goma exécute un projet pour apporter des pistes de solution aux causes des conflits par le biais d’un appui à la sécurisation foncière. Après une sensibilisation réussie, cette sécurisation des terres devra aussi faciliter le retour des déplacés internes et des réfugiés dans leurs régions d’origine après plusieurs années d’exil, en renforçant les capacités des communautés d’accueil à faire face à un flux éventuel des retournés et rapatriés.

Lors de ces quatre descentes, tous les interlocuteurs de l’équipe de Caritas Goma ont été informés des activités envisagées dans le projet. Il s’agit de la vulgarisation de la loi foncière, du rôle et fonctionnement  du cadastre ainsi que des procédures  à suivre pour obtenir  un titre foncier. Chaque entretien s’est terminé en demandant l’appui de chaque autorité dans la réussite de ce projet. Et tous ont promis leur accompagnement qui est important dans la mesure où le projet pourra diminuer sensiblement les conflits fonciers.

Mais si, les autorités locales ont fort apprécié le projet – en montrant que ce dernier pourra bien diminuer les conflits fonciers dans la région –  le coût des titres fonciers, jusqu’ici élevé et imposé par les agents de cadastre aux requérants des certificats d’enregistrement, les redevances des chefs locaux pour livrer l’acte de cession des terres, l’ignorance de la loi foncière restent un défi majeur pour atteindre les objectifs du projet…

Cellule de Communication

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